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De Hedataru à Najimu 

L'espace personnel dans les relations humaines japonaises peut être symbolisé par deux mots qui décrivent à la fois la distance physique et psychologique entre les individus: hedataru et najimuHedataru signifie «séparer une chose d'une autre, la mettre à part», et il est également utilisé dans les relations humaines avec des nuances telles que «éloigner, aliéner, s'interposer ou provoquer une rupture entre amis». Une relation entre deux personnes sans hedatari signifie qu'ils sont proches.

 D'autre part, najimu signifie «devenir attaché à, devenir familier ou habitué». Par exemple, si l'on dit que les élèves «najimu» leur enseignant, cela signifie qu'ils s'attachent à l'enseignant et ont des sentiments étroits avec lui. 

Les relations s'établissent par hedataru puis s'approfondissent par najimu, et dans ce processus, trois étapes sont considérées comme importantes: (1) le maintien de hedatari (la forme nominale du verbe hedataru), (2) le déplacement à travers hedatari et (3) l'approfondissement de l'amitié par najimu

Derrière ces mouvements se trouvent les valeurs japonaises de retenue et de maîtrise de soi. Au Japon, les relations ne se construisent pas en insistant fortement sur son propre point de vue mais nécessitent du temps, une attitude réservée et de la patience. 
Par conséquent, dans la société japonaise, il est important de comprendre et d'utiliser correctement la distance personnelle afin de construire de meilleures relations humaines. 

Dans les exemples suivants, les relations fondées sur les hédatari (maintien de la distance) sont décrites à la fois du point de vue historique et moderne de la vie japonaise :

• Dans n'importe quelle série de samouraïs (Jidai geki) , un fidèle sera souvent avec son seigneur, mais à distance.
Il y a deux raisons à cela: montrer du respect envers le seigneur et pour sa propre sécurité en maintenant une distance bien au-delà de la longueur de l'épée.

 • Dans les temps anciens, les serviteurs apprenaient ce qui suit: «Sanjyaku sagatte shi no kage wo fumazu» (Gardez environ 90 centimètres de votre maître afin de ne pas marcher sur son ombre).
Quatre-vingt-dix centimètres et l'ombre sont les clés de ce dicton qui signifie que les adeptes doivent respecter leur maître.
90 centimètres est la limite pour contrôler physiquement les autres, ou la distance à partir de laquelle on peut maintenir des négociations personnelles. 
Par conséquent, sanjyaku est la distance la plus appropriée pour les relations maître-subordonné.

Marcher sur l'ombre de quelqu'un indique une atteinte à l'espace personnel. Par exemple, les enfants japonais aiment souvent jouer à un jeu appelé kage-fumi (c'est-à-dire marcher dans l'ombre d'un autre), illustrant de manière symbolique cette atteinte à l'espace personnel.

 • Il y avait aussi une importante convention au Japon qui n'a disparu que récemment, selon laquelle les femmes étaient censées montrer leur obéissance à leurs maris en marchant une certaine distance. Cette pratique peut sembler archaïque pour de nombreux Japonais aujourd'hui, mais les Américains qui ont visité le Japon juste après la guerre ont beaucoup commenté cette coutume.

 • Les élèves assis en classe gardent une distance fixe par rapport à leur professeur au Japon car ils ressentent une forte séparation psychologique en raison des différents niveaux de statut social.

 • Yang Kim, un universitaire coréen, compare les salutations japonaises à celles de Corée : "Les Japonais ont la capacité de bien s'entendre en gardant leurs distances. Dans les salutations, ils disent qu'ils se comprennent, même en s'inclinant à une distance d'un mètre.En revanche, les Coréens se serrent la main immédiatement parce qu'ils ne se sentent familiers que s'ils se touchent.

En fait, s'incliner à une distance d'un mètre est encore une forme de salutation courante au Japon et crée un sentiment de familiarité pour les gens en faisant savoir aux autres que l'on ne violera pas leur vie privée. Ce maintien formel de la distance est un élément important du style de communication des Japonais.

La deuxième étape, après la mise en place des hedatari, consiste à passer par là, et c'est une étape intermédiaire importante pour passer de hedataru à najimu

En ce qui concerne le Japon ancien et moderne, il existe essentiellement trois façons de se déplacer dans le hedatari

・Le premier moyen peut être illustré en revenant au drame samouraï susmentionné.
Lorsque le seigneur est sûr de pouvoir faire confiance à son serviteur, il dit «Mosotto chikōyore» (Approchez-vous), reflétant le fait que la distance entre le seigneur et son serviteur définit la nature de leur relation. 

・Deuxièmement, inviter quelqu'un chez soi est un moyen efficace pour se déplacer du hedatari. Ici, les termes uchi (intérieur) et soto (extérieur) sont importants. Uchi est un espace qui indique son propre monde; soto n'a rien à voir avec soi-même.
 Par conséquent, une personne invitée a la permission d'entrer dans l'espace personnel. 

・Un troisième moyen, encore plus efficace, de se déplacer dans les hedatari est de faire des cadeaux. Au Japon, les gens croient que le fait de donner des cadeaux réduit la distance entre eux et ils donneront un cadeau en disant: "Ochikazuki no shirushini" (en signe de connaissance).
En bref, l'hédatari est supprimé en donnant le signal que d'autres peuvent s'approcher ou en montrant l'intention de se rapprocher en offrant un cadeau.

 Une relation dans laquelle les hedatari n'existent pas est appelée najimu, et une telle amitié peut être approfondie de deux manières: rester ensemble et se rapprocher physiquement. Simplement «rester ensemble» est un concept né il y a longtemps, probablement en raison de la forte densité de population du Japon, et crée un sentiment positif parce que les gens savent qu'ils ne sont pas isolés. 
Au Japon, même lorsque les individus sont à proximité les uns des autres pendant de longues périodes, les gens prennent soin de protéger leur vie privée. Par exemple, la famille japonaise établit une confiance mutuelle en restant simplement ensemble plutôt qu'en ayant des conversations. Chaque personne a sa propre vie privée même si elle est dans la même pièce. Ils ne devraient pas savoir ce que les autres  pensent même s'ils savent ce que font les autres.

 Les sens physiques jouent également un rôle important dans le développement du najimu, comme le type d'unité que les gens ressentent assis ensemble pendant l'hiver sous un kotatsu, en se réchauffant les jambes. Les sources chaudes ont une fonction similaire. Se débarrasser de ses vêtements avant de se baigner avec de l'eau chaude nécessite le retrait de hedatari. Beaucoup de personnes âgées vont aux sources chaudes non seulement pour leur santé physique mais aussi pour une sorte de plaisir psychologique; c'est un bon endroit pour échapper à la solitude et se mélanger avec les autres au sein d'une communauté plus large dans une atmosphère chaleureuse. 

En bref, passer du temps ensemble et ressentir un sentiment d'unité contribue grandement à promouvoir les relations humaines au Japon à travers le développement du najimu.

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Les quartiers Otaku du Japon [TOP 5]

#insolite

Les meilleurs quartiers au Japon pour les amoureux de mangas et d'anime

Vous aimez le Japon ? Vous vous revendiquez fièrement de la culture geek ? Alors cet article est fait pour vous car le Japon est la Mecque de la culture geek !

Le saviez-vous ? Le terme Otaku « オタク » est composé à l'origine de la préposition honorifique « o » (お) et du kanji « taku » (宅) signifiant « maison », « chez-soi ». Il désignait au départ toute personne qui consacre une grande partie de son temps à une activité d'intérieur, parfois au détriment de sa vie sociale. Le terme a part la suite prit une connotation négative pour désigner toute personne qui reste cloîtrée chez elle pour s'adonner à ses passions.

Cette culture Geek ou otaku donc en japonais, née dans le pays il y a quelques décennies désormais, a depuis bien longtemps déjà dépassé les frontières de l'archipel nippon pour s'exporter un peu partout dans le monde. La France est notamment le deuxième consommateur mondial de mangas après le Japon !

Mais le cœur de cette vibrante culture se trouve toujours sur l'archipel ! Et si vous y êtes de passage, je ne peux que vous conseiller de faire un tour dans ces quartiers qui valent vraiment la peine d'être visités.

C'est parti pour une visite guidée !

Commençons évidemment par Tokyo. Capitale du Japon, cette conurbation qui est la plus peuplée au monde abrite la majorité de ces districts qui mélangent désormais magasins d'électroménager, d'électronique, de téléphonie et établissements spécialisés dans les mangas, les anime et les jeux vidéo. Le paradis pour tout fan de pop-culture qui se respecte !

Akihabara (Akihabara denki-ga/秋葉原電気街)

Surnommé Akiba par les habitués, situé en plein cœur de Tokyo, c'est certainement le plus grand et le plus connu des quartiers de l'électronique et la plaque tournante de la culture otaku au Japon. Se balader dans ce quartier, c'est avoir l'impression d'être soi-même dans un jeu vidéo, surtout la nuit lorsque toutes les enseignes sont allumées ! Ici, les petites magasins côtoient les immenses enseignes telles que Yodobashi Camera. Évidemment on trouve de tout dans cette « ville électrique ». Et j'ai bien dit tout !

On passe facilement des après-midi entières à essayer de dénicher des bonnes affaires, tester des jeux vidéos rétros ou manger dans les restaurants bons marchés. De nombreux événements y ont aussi lieu chaque année comme le Kanda Matsuri.

Mention spéciale aussi pour les nombreux – mais discrets – magasins érotiques disséminés un peu partout et qui révèlent parfois des surprises sur la vie privée des Japonais !

Ikebukuro (Lien : Ikebukuro)

Non loin d'Akihabara se trouve Ikebukuro, ce grand quartier branché et très animé est aussi rempli de magasins consacrés à la pop culture japonaise, de restaurants et d'izakayas. Organisé autour de la tour Sunshine et de son centre commercial, on y trouve également un aquarium et un centre Pokémon qui devraient ravir tous les touristes !

Le long de la rue Otome on trouve de nombreuses boutiques spécialisées dans le manga, l’anime ou encore le cosplay, mais plutôt à destination d'un public féminin cette fois.

Ikebukuro est un quartier de loisir à cheval entre pop culture et vie nocturne et qui possède de nombreux points d'intérêt.

Harajuku/原宿

Situé entre les célèbres arrondissements de Shibuya et Shinjuku, ce district est plus orienté cosplay et magasins de vêtements. On y trouve tellement de boutiques qu'il est impossible de toutes les citer. C'est véritablement le temple de cette mode vestimentaire japonaise qui découle directement de la culture otaku : Gothic ou Sweet Lolita, cosplayeurs, visual key et tant d'autres styles visuellement excentriques.

Les restaurants et cafés à thème sont omniprésents et l'on peut aisément y satisfaire sa passion pour les repas ou snacks kawaii et originaux.

C'est aussi de là que part l'avenue Omotesando, les Champs-Élysées japonais et Takeshita Dori, une rue bordée de nombreux magasins, boutiques et cafés où l'on croise jour et nuit la jeunesse tokyoïte.

Odaiba

Cette île artificielle située dans la baie de Tokyo est l’endroit parfait pour passer le week-end entre amis ! On y accède en train, à pied ou en bateau et on y trouve grande roue, musées, Aquacity, Legoland, grandes salles d'arcades avec des jeux vidéos. Palette Town, véritable paradis du shopping, permettra à tous de passer un bon moment. On peut facilement passer une journée entière à Odaba sans avoir tout vu car il y a tant à y faire. La grande roue est bien sûr l'attraction principale, mais les musées et les arcades sont des divertissements à ne pas rater !

C'est là aussi qu'on peut trouver la statue géante du robot Gundam et qu'on peut admirer le Rainbow Bridge, le pont suspendu arc-en-ciel. Il y a même une petite plage pour s'y prélasser l'été !

Nipponbashi (Denki no machi 電気の町)

Maintenant, allons faire un tour dans le quartier de Nipponbashi à Osaka, au cœur de la région du Kansai. Plus connue sous le nom de Den-den town (la ville électrique), ce quartier proche du centre- ville regroupe tout ce dont peut rêver un aficionado de pop-culture nippone. Le quartier est constitué d'une artère principale entouré d'une multitude de rues et ruelles et ici aussi on trouve de tout.

Figurines, mangas, UFO catchers, magasins de figurines et de costumes, maid cafés, boutiques d'informatique et aussi de souvenirs traditionnels.

Là-bas, tout se vend, se rachète et se revend. Pour profiter au maximum de la zone, je ne peux que vous conseiller de vous y perdre ! Il y a énormément de ruelles escamotées, débordant de ces petites boutiques et micro-restaurants. Et qui sait ? Au détour d'une allée, vous pourriez y trouver votre bonheur !

On y trouve aussi des « salons de détente » où pour quelques milliers de yens, des Japonais vont se détendre en charmante compagnie. Ces petites enseignes discrètes pullulent dans ce quartier et ces « cafés câlins » comme on les appellent sont aussi typiques que culturellement pittoresques.

Bien sûr, cette liste n'est pas exhaustive et il est évidemment possible de satisfaire sa passion pour la culture geek et passer un bon moment dans pleins d'autres endroits au Japon. On peut citer entre autre Shinjuku, un énorme quartier de divertissement, de shopping et de business qui s'étale autour de la gare du même nom. Même en restant seulement sur Tokyo, il est impossible de tout voir et expérimenter en une seule journée. La meilleure façon de profiter au maximum de chacun de ces quartiers, c'est probablement d'allouer environ une journée pour chaque, pour en voir le maximum.

L'avantage de ces quartiers, c'est qu'ils sont de plus en plus conçus à l'attention des touristes. Le Japon a bien compris le filon et fait tout pour faciliter l'expérience touristique : les goodies tape-à- l’œil sont partout, les achats sont très souvent détaxables à l'aéroport et le personnel de plus en plus anglophone ce qui facilite grandement le séjour.
Le revers de la médaille c'est que évidemment, face à l'afflux massif de touristes ces dernières années, les prix ont grimpés et il est devenu difficile de vraiment faire des affaires. On dépense donc facilement sans compter. Heureusement on passe toujours un moment magique !

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Les critères de beauté des hommes Japonais

#insolite , #culture

La beauté vue par un Japonais

Chaque pays au monde possède des critères de beauté qui lui sont propres. Ces références esthétiques sont pour la plupart tacites et informels, mais communément acceptées comme telles par une majorité de la population. Le Japon ne déroge pas à la règle et les codes de l'esthétique et de l’élégance y diffère des autres pays.

Dans cet article, je vous propose un aperçu des règles et critères de beauté féminins.

C'est évidemment à chacun de juger de ce qu'il juge esthétique ou non. Même au Japon, les critères de beauté que je vous présente ici ne font certainement pas l'unanimité. Au Japon, séduire est un art discret et subtil dont les exigences peuvent parfois nous paraître énigmatiques en tant qu'européens.

Il y a néanmoins des similitudes dans ce que recherche les hommes chez les femmes et pour décrire la beauté chez les femmes japonaises, un mot revient très souvent : kawaii 

Cet adjectif signifie mignon et synthétise à lui tout seul ce que la gent masculine de l'archipel attend des femmes c'est-à-dire des visages et des expressions enfantines. On peut ajouter à cela que parler d'une voix particulièrement aiguë est aussi l'une des composantes de la féminité à la japonaise.

Parlons tout d'abord de l'apparence physique. Physiquement parlant, les femmes japonaises et plus généralement les Japonais sont minces. La population du pays dans son ensemble peut se targuer d'avoir un des IMC (Indice de Masse Corporel. Cliquez sur le lien pour calculer le vôtre) parmi les plus sains au monde. En effet, seulement 3 % des Japonais environ seraient considérés comme en surpoids ! Un record plutôt incroyable dans ce pays développé où l'on croise désormais des fast-foods à tous les coins de rue.

Être svelte au Japon est donc considéré comme la normalité et on est vite considéré comme trop corpulent avec seulement quelques kilos en trop. À part les sumotoris qui sont vénérés comme des demis dieux, l'obésité est un handicap plutôt mal vu sur l'archipel.

Ici, on amalgame sans scrupule poids et beauté et on peut même entendre parler « d'IMC de beauté » (appelé 美容体重 – biyoutaiju), voire « d'IMC de top-model » (モデル体重).

Il est donc recommandé d'avoir une silhouette élancée si on veut plaire sur l'archipel.

Encore un exemple pour vous convaincre de l'intransigeance de ces critères?
On dit encore ici qu'une femme qui porte un kimono se doit d'être sans formes. La raison invoquée est qu'avoir de larges hanches rendrait la démarche moins élégante...

Pour en finir avec l'aspect physique, précisons qu'être une femme de grande taille n'est pas non plus un avantage au Japon. Si l'on considère le fait que la taille moyenne des femmes japonaises est de 158 cm et celle des hommes d'environ 170 cm, on comprend vite pourquoi avoir une taille excessive peut poser problème auprès de la gent masculine !

Concernant la physionomie, il est difficile de décrire des traits spécifiques à la beauté nippone, mais avoir les traits fins est toujours synonyme de beauté.

Les Japonaises aiment beaucoup se maquiller sans que le résultat final ne soit trop visible pour autant. L'objectif du maquillage des Japonaises est d'avoir l'air naturel et pour y parvenir elles ont recours à toute une panoplie d'instruments dont des masques hydratants, des masseurs de visage et autres crèmes et sprays adoucissants.

Elles ne vont pas jusqu'à chercher à imiter le teint très blême des Coréennes, mais au pays du soleil levant, comme dans de nombreux autres pays d'Asie, la blancheur de la peau est encore aujourd'hui signe de beauté.
La raison est que pendant longtemps, le teint mat était associé aux classes sociales les plus pauvres, celles qui passaient le plus clair de leur temps à l'extérieur et qui par conséquent avaient la peau plus foncée. Paysans, tanneurs et plus généralement la caste des burakumin 部落民, les intouchables Japonais, ont jusqu'à très récemment été ostracisés à cause de cette réputation.

Aujourd'hui, les Japonaises font toujours énormément attention à la blancheur de leur peau et cherchent constamment à adapter un teint clair (appelé irojiro/色白). Cette recherche constante d'une peau parfaite, claire et sans imperfections s'appelle bihaku/美 白 et permet aux femmes japonaises d'afficher une impressionnante jeunesse, souvent jusqu'à un âge avancé. Elles évitent donc consciencieusement le soleil.

Vous l'avez compris, la recherche de la beauté a une importance primordiale dans la vie d'une Japonaise qu'elles le choisissent ou qu'on le leur impose. Les femmes se doivent au quotidien de prendre soin d'elles sous peine d'être considérées comme négligées.

Pour finir, parlons un peu d'ethnicité. Comme vous le savez sûrement, le Japon est un pays dont la population est très homogène. Plus de 98 % des habitants sont des natifs et même au sein des étrangers, l'immense majorité sont des Asiatiques.

Même si évidemment les visages et les statures diffèrent en fonction des individus, les Japonais partagent globalement les mêmes caractéristiques physiques entre eux : cheveux et yeux noirs notamment. Des traits distinctifs comme avoir des yeux de couleur, des cheveux blonds ou clairs ou une couleur de peau foncée ne se trouvent qu'au sein de la population étrangère et sont par conséquent rarissimes.

On peut tout de même noter les élections consécutives de deux Miss Japon métissées (ハーフ en japonais) en 2015 et 2016. Miss Japon, Ariana Miyamoto (père afro-américain) et Miss Monde Japon Priyanka Yoshikawa (père Indien) ont toutes les deux tentés, grâce à leurs victoires à ces concours de beauté, de faire changer les mentalités. Mais elles ont dû affronter beaucoup de critiques et de racisme de la part d'une société encore peu ouverte sur ces questions de multi-ethnicité.

Sur l'archipel, les mentalités évoluent moins vite que la technologie ou l'industrie et ces critères de beauté quelque peu archaïques ne semblent pas près de changer dans un pays où la conception de la beauté est couramment associé à la pureté ethnique.

Et vous, quel est votre avis sur la beauté à la japonaise ?

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Top 3 des matsuris les plus déjantés du Japon !

#culture , #voyage

Assister à un matsuri – 祭り – au Japon est toujours un moment féerique. Ces festivals, qui ont lieu un peu partout sur l'archipel, sont un condensé de tout ce qui fait la réputation et la splendeur du Japon : défilés et parades en costumes traditionnels, feux d'artifices, stands de nourriture (appelés yatai /屋台/やたい), jeux, yukatas et kimonos. L'atmosphère qui y règne est synonyme de fête et de détente dans un pays où l'on travaille toujours trop. Cette harmonie empreinte d'effervescence est fréquemment recherchée pour tous les aficionados du Japon et c'est vraiment une activité incontournable que de prendre part à un matsuri.

La majorité de ceux-ci a lieu pendant la période estivale, mais comme chaque préfecture, chaque ville et même certains quartiers décident souvent d'organiser le leur, il y a en a pendant toutes les saisons. Par conséquent, le calendrier des festivités s’étale tout au long de l'année et en tant que touristes, c'est tant mieux pour nous ! Peu importe la période où vous viendrez et les endroits que vous visiterez si vous venez au Japon, il sera toujours possible d'assister à l'un d'eux en cherchant un peu.

Cependant, si la plupart des matsuris sont des célébrations religieuses qui ont pour but de célébrer des divinités locales et de solliciter leurs faveurs via des rituels et des processions, certains d'entre eux sortent clairement du lot !

Dans cet article, je vous présente donc mon top 3 des festivals japonais les plus déjantés !

Il y a pas mal de matsuris ayant des thèmes originaux comme notamment 

Daimon-ji à Kyoto, la montage de feu, où de gigantesques feux en forme de kanjis sont allumés à flanc de collines. Ces kanjis enflammés sont si colossaux qu'on peut aisément les apercevoir depuis les hauteurs du centre-ville.

Je pourrais aussi citer le Tsuwano Yabusame Festival qui a lieu en avril, dans la province de Shimane, au sud du Japon. C'est sûrement l'un des derniers endroits du Japon où l'on peut voir à l’œuvre les légendaires archers de cavalerie nippons appelés Yabusameune tradition vieille de 1500 ans.

Mais clairement les trois que je vous présente dans cet article sont complètement à l'opposé de tout ce qu'on s'imagine sur ces festivités. Voici donc le top 3 !

Hadaka matsuri

Quand on entend festival japonais, on s'imagine naturellement les participants vêtus d'habits traditionnels tels que des kimonos ou des yukatas, ... Eh bien oubliez tout ça ! Le Hadakamatsuri se fait tout nu ! Les japonophiles l'auront certainement deviné dans le nom car hadaka (はだか/裸) signifie « nu ». En vérité, les hommes participant à cette fête sont rarement nus, mais plutôt à demi-nus, le plus souvent seulement vêtus d'un pagne appelé fundoshi. Le fait d'être nu est pour eux un symbole de virilité et pour rendre le tout encore plus périlleux, il a lieu en hiver, habituellement en mi-février, et les compétiteurs doivent se mesurer entre eux à travers une série d'épreuves toutes plus acrobatiques les unes que les autres !

 Kanamara matsuri

 Kanamara matsuri. Cette célébration shinto est très certainement celle dont on entend le plus parler à l'étranger et vous allez comprendre pourquoi.
Les habitants de la ville de Kawasaki, près de Tokyo font parader trois phallus géants nichés dans des mikoshi des temples portatifs en bois. Contrairement à ce qu'on pourrait penser à première vue, cette cérémonie n'est en fait techniquement pas dédié au phallus, mais plutôt à la fertilité.Mais ce qui est le plus rocambolesque pour nous occidentaux, c'est de voir la quantité invraisemblable de produits dérivés à l'effigie de pénis ! Bonbons et friandises, légumes sculptés et gadgets divers, tous à l'effigie du membre masculin. Les Japonais, qui sont un peuple plutôt prude, profitent manifestement de cette occasion pour s'affranchir de leurs codes sociaux, d'ordinaire si rigides. On peut noter qu'aujourd'hui, la fête est l'occasion de collecter des fonds pour la lutte contre le sida.

Danjiri matsuri

Pour clôturer ce top 3, je vous présente donc le matsuri le plus meurtrier, qui se déroule en septembre dans la région du Kansai, au sud d'Osaka, dans la petite ville de Kishiwada : le danjiri matsuri.

Ce festival tire son nom des danjiris, ces gigantesques chariots de bois tractés via de longues cordes par les habitants de la ville. Chaque quartier a le sien et le parade dans la ville, parfois poussivement pour pavaner, parfois à toute allure !

Le danger vient du fait que de nombreux participants sont juchés sur les danjiris. Lorsque ces derniers sont lancés à pleine vitesse ou tournent l'angle d'une rue par exemple, en tomber est synonyme de blessure grave, voire de mort.

Il y aurait en moyenne un mort par an lors de ces festivités. Mais rassurez-vous, si vous désirez vous y rendre, les mesures de sécurité prises pour assurer la protection des visiteurs sont maximales.

Vous pouvez avoir un petit aperçu de ce à quoi ressemble les festivités dans cette courte vidéo prise par un anglophone !

Évidemment, je ne peux que vous conseiller d'aller assister à ces célébrations sur place si vous le pouvez.
Les dates auxquelles ils ont lieu diffèrent parfois chaque année et il peut s'avérer difficile de planifier son séjour à cause de ces variations. Mais si vous avez l'occasion d'aller voir ces trois-là, ou n'importe quel autre matsuri d'ailleurs, je peux vous assurer que vous ne le regretterez pas !

Il y a chaque année des dizaines de matsuris à travers tout le Japon et vous arriverez bien à en trouver un qui vous plaise.
Faites donc un tour sur Internet pour vous renseigner et adaptez votre voyage en conséquence.

Gardez à l'esprit que certains de ces festivités sont très locales et si vous y flânez pour prendre quelques photos, vous deviendrez probablement la cible de la curiosité des locaux... Demandez leur toujours avant de les prendre en photo et même si vous ne parlez pas japonais, ne soyez pas farouches s'ils vous approchent ! Ils sont simplement tout aussi curieux à votre égard.

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[Tuto] Comment faire pour regarder la TV japonaise depuis l'étranger

#insolite , #Culture Pop

Grâce à cet article, découvrez comment accéder à vos programmes nippons préférés !

On connaît tous la télévision japonaise et s'il y a bien une chose sur laquelle tout le monde va sûrement tomber d'accord, c'est que de nombreux programmes TV japonais sont parfois complètement loufoques et déjantés !

Qui n'a jamais vu passer une de ces fameuses émissions ou les candidats doivent s’affronter dans des épreuves tout aussi ridicules que dangereuses ? Comme par exemple dans le désormais mondialement célèbre « Château de Takeshi », dont le concept a d'ailleurs été décliné dans de nombreux pays ?

Au Japon, le petit écran est clairement un moyen de se divertir après une journée de travail souvent éreintante et à part les flashs infos et quelques programmes un peu sérieux, la majorité des programmes sont clairement là pour vous permettre de vous vider l'esprit. Talks shows, télé-réalité, jeux télévisés et autres émissions culinaires constituent la majeure partie des émissions proposées.

Sans oublier la publicité bien sûr ! Il y a parfois tellement de publicités insérées au sein des programmations qu'on finit souvent par oublier ce qu'on était en train de regarder à l'origine. À tel point qu'on se demande parfois si la TV japonaise ne sert pas qu'à vendre des produits...

En bonus, une série des "meilleures" annonces publicitaires du moment :

Rendez-vous sur la chaîne YouTube Japan Thing pour en voir plus.

Malgré tout, il y a une grande gamme de shows proposés qui va des late night-shows en passant par des jeux télévisés ou encore de la télé-réalité avec des séries comme la très connue Terrace House.

Et bien sûr regarder la télévision dans une langue étrangère reste un bon moyen de progresser linguistiquement. Car il y a un avantage non négligeable avec la TV nippone, c'est que la plupart des programmes sont généralement sous-titrés ! C'est vraiment d'une grande aide car le rythme des dialogues est parfois trop soutenu pour suivre correctement.

Alors si vous parvenez déjà à lire hiraganas, katakanas et évidemment kanjis, lancez-vous ! Si vous êtes en plein dans l'apprentissage du japonais, essayez-vous à comprendre ce qu'il s'y dit.

Au premier abord, je ne vous cache pas que cela risque d'être vraiment dur ! Lire et écouter en direct une émission de télé étrangère est incontestablement réservé à ceux dont le niveau en japonais est assez avancé. Je dirai qu'il faudrait idéalement être arrivé au niveau JLPT 2 pour pouvoir confortablement apprécier ce qu'il se passe.

Si vous n'en êtes pas encore rendu là, n'oubliez pas que Mugaku, la plateforme pour apprendre le japonais en ligne est là pour vous aider dans cette tâche colossale !

Maintenant, si vous avez envie de savoir comment regarder la TV japonaise, il va vous falloir ruser un peu. Car malheureusement, elle n'est pas accessible depuis l'étranger. Mais rassurez-vous car dans cet article, je vous propose une alternative qui devrait vous aider à contourner le problème !

Il vous faudra utiliser un VPN. Pour ceux qui ne savent pas encore ce qu'est un VPN, c'est une sorte de connexion personnalisée et sécurisée entre votre appareil et Internet. Ce petit programme va s'installer dans votre navigateur et faire tout le travail pour vous en s'occupant notamment de tromper les cookies, ces fameux fichiers qui vous traquent partout chaque fois que vous visitez un site Internet.

En gros, même depuis la France, vous allez pouvoir faire croire au site Internet auquel vous tentez d'accéder, que votre appareil est au Japon. Ou dans n'importe quel autre pays d'ailleurs !

Des VPN, il en existe plein, mais celui que je vous conseille vraiment d'utiliser, c'est Express VPN :

Voici donc comment procéder :

Allez sur le site d'Express VPN via le lien ci-dessus et installez le plugin puis rendez-vous sur n'importe quel site japonais. Peu importe l'appareil ou le navigateur que vous utilisez, cela devrait fonctionner.
Une fois sur les sites japonais auxquels vous souhaitez accéder, vérifiez bien que le VPN est activé et vous devriez pouvoir accéder au contenu recherché sans encombre.

Étant donné que votre appareil est géolocalisé par la plupart des sites que vous visitez grâce aux cookies, cette technique est aussi très utile si vous cherchez à visiter des sites nippons. Les sites comme Netflix ou même YouTube vous afficheront une page d'accueil différente en fonction du pays où vous vous trouvez. Et c'est donc là tout l'intérêt d'utiliser un VPN !

Le meilleur site que je puisse vous conseiller pour regarder la TV japonaise, c'est celui de NHK World. (Lien ci-dessous)

https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/live/

C'est la version anglophone de la chaîne de télé NHK et donc certains programmes sont en anglais. Sur leur site, vous pourrez regarder la TV en direct et le plus souvent c'est sous titrés, ce qui est vraiment d'une grande aide ! Il y a également plusieurs replays de disponibles sur le site.

Pour compléter tout ça, je vous livre aussi les noms de certains des Youtubeurs Japonais les plus côtés du moment ! Alors, ce n'est pas de la télévision bien sûr, mais si vous cherchez à écouter du japonais parlé par des natifs, sans filtres et sur des sujets divers et variés, ces gens-là sont les meilleurs dans leur domaine. Les voici :

  • Yuka Kinoshita
  • Hikanin
  • Hajimecho (はじめちょ-)
  • Fisher's フ(ィッシャ-ズ)
  • A.I. Channel

Ce ne sont que certains des plus connus, mais il y en a plein d'autres. À vous de trouver et de suivre ceux que vous trouverez les plus intéressants !

Je vous invite aussi à aller faire un tour sur le site Niconico (ニコニコ) qui est un site web de partage de vidéos, très populaire au Japon. L'interface est un peu vieillotte, mais vous trouverez toujours du contenu et même la possibilité de regarder la TV japonaise en direct.

Pour finir, si vous désirez écouter du japonais parlé dans un contexte conversationnel, je vous conseille de regarder l'excellente émission de télé-réalité « Terrace House ». Le show diffusé pour la première fois en 2012 est devenu un tel succès qu'il a été renouvelé chaque année depuis. Il y a même un film qui a été tourné ! Les épisodes sont disponibles sur Netflix et certains extraits sur YouTube. Voici aussi leur site officiel, en japonais bien sûr !

Voilà, c'est tout pour cet article. J'espère qu'il vous aura donné plein de nouvelles idées de programmes à visionner !

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La freelance au Japon !

#Travail , #Société

Qu’est-ce que j’entends par freelance ?

Être freelance, revient à échanger ses compétence et son temps contre de l’argent. Le freelance est généralement un “homme orchestre”, il doit se charger de chercher des clients, fournir le service proposer, gérer son temps, son argent, ses taxes, les complaintes … La relation freelance/client dure généralement le temps d’un projet et il faut alors se mettre à la recherche de nouveaux projets / clients.

La popularité de la freelance au Japon.

Pourquoi est-ce à mon sens important de se poser la question de la popularité de la freelance au Japon ?
Parce que le Japon est comme vous le savez une société très codifiée, qui fonctionne selon ce que j’appelle un “script” et il vaut mieux suivre le script. 

アメリカでは、全労働人口の約3人に1人がフリーランスとして働いています。数にすれば、5,300万人です。転職でキャリアを積むことが一般的なので、フリーランスとしても活動しやすいのでしょう。

日本では、フリーランスはアメリカほど一般的ではありませんが、それでも約50人に1人がフリーランスで、数にすると127万人です。これからもフリーランス人口は、少子高齢化などの影響によって増えていくといわれています。

Source : https://crowdtech.jp/blog/?p=1889#i-2

En comparaison, au US un tiers de la population active est en freelance contre un cinquantième au Japon. Cela signifie que les infrastructures et les opportunités que l’on trouverait au US, n’existent pas au Japon.

En l’occurrence, quand on décide de devenir freelance au Japon, on se rend compte que peu d’importance est apportée à ce titre. Pour prendre un exemple précis, un freelance aura beaucoup plus de difficultés à obtenir une carte de crédit qu’un salarié. 

Néanmoins, la freelance gagne de plus en plus de popularité auprès des 18 - 35 ans qui souhaitent échapper au modèle traditionnel.

Les différentes formes de freelance au Japon et comment cela change pour s’adapter aux concepts du pays.

Se rendant compte du gain de popularité de la freelance, de plus en plus d’agence voient le jour.
J’ai eu l’occasion de participer a plusieurs séminaires organises par ces entreprises. J’ai pu me rendre compte que le but de ces agences est en fait de proposer aux entreprises japonaises une main d'œuvre flexible et bon marché.
En effet, employer un salarié revient plus cher que d’embaucher un freelance le temps d’un projet.

Ces agences proposent donc de s’occuper de la recherche de clients et s’assurent que vous travaillez en continu, moyennant commission.

Comment faire pour devenir freelance au Japon ? 

La démarche est extrêmement simple. Il suffit de remplir le formulaire 個人事業開業届et le déposer au bureau des impôts. Aucun document spécifique n’est demande et je n’ai même pas eu besoin de justifier mon identité ou même montrer ma carte de résidence. 

Dans mon cas, je suis ce qu’on appelle un “Full Stack Web Developer”. J’ai des compétences en HTML, CSS, JavaScript, jQuery, PHP, WordPress… Ce qui me permet de m’occuper de la création des sites web de mes clients.

Comment trouver du travail, des projets, générer des revenus ? 

Afin de trouver des clients, j’utilise les deux plus grosses plateformes de Crowdsourcing 
https://www.lancers.jp
 et https://crowdworks.jp.
Exclusivement en japonais, car mon objectif est de travailler avec des clients japonais. Sur les plateformes de Crowdsourcing, les propositions de projet y sont nombreuses mais la compétition est rude.
J’ai d’abord commencé par des petits projets pour améliorer ma notation et créer un portfolio. Puis j’ai recruté un Salesman qui se charge de postuler, négocier les prix, me trouver des contrats, etc. De cette façon, je peux libérer plus de mon temps et me concentrer uniquement sur le projet en cours.

Travailler en équipe est la solution la plus rapide pour générer du revenu et conserver du temps libre.

Je pourrais par exemple recruter un développeur qui s’occuperait de la création des sites et alors je pourrais générer des revenus en faisant moins d’effort. Cependant, dans mon cas ce n’est pas nécessaire.

Avantage à travailler en freelance.

L'avantage le plus évident au fait de travailler en freelance est que l'on peut s'organiser et gérer son temps comme on l'entend. Bien entendu, cela demande beaucoup de rigueur car on devient 100 % responsable de ses résultats financier et cela peut représenter beaucoup de pression pour certain.

Mais finalement, quand on s'expatrie, créer son réseau, professionnel et amical est primordial. Au Japon, créer des relations est plus difficile qu'ailleurs, il faut donc redoubler d'efforts et de temps pour y parvenir. Je participe à beaucoup de rencontres et de séminaires, ce qui me permet de rencontrer beaucoup de monde en peu de temps. 

Ensuite, pour travailler en freelance, il est conseillé d'avoir un bon niveau de japonais. Cela permet de communiquer directement avec le client ou avec un prestataire de service. La langue peut sembler être un obstacle insurmontable  mais même s'il est très important de bien parler, comprendre et écrire le japonais, la qualité de votre service reste la priorité. De ce fait, pour démarrer en freelance il vaut mieux avec une bonne expérience dans son industrie pour apporter un maximum de valeur au client.

En conclusion

La freelance ne convient pas à tout le monde et en ce qui concerne le Japon, la question du VISA revient souvent. Après avoir régularisé votre situation et acquis de l'expérience au sein d'une entreprise japonaise, travailler en freelance peut être le moyen de gagner plus, disposer de plus de temps pour networker, vous concentrer sur vos loisirs et vos projets secondaires.

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Pourquoi les prisons sont-elles devenues un refuge pour de plus en plus de Japonais âgés ?

#Société

Le Japon fait face à une crise sociale de grande envergure, et ce n'est probablement que le début. Pourquoi les prisons sont-elles devenues un refuge pour de plus en plus de Japonais âgés ?

Afin de comprendre ce phénomène, il faut prendre en compte le fait que la population japonaise est vieillissante et ne se renouvelle plus.

Le vieillissement du Japon est supérieur à celui de toutes les autres nations, c'est la population la plus âgée au monde. [...] Ce vieillissement de la population est provoqué par la baisse du taux de fécondité et l'augmentation de l'espérance de vie grâce à une faible mortalité. Il a un impact sur la main-d'œuvre avec une pénurie de jeunes en âge de travailler, potentiellement sur les pratiques en matière d'emploi, les salaires et les avantages, et le rôle des femmes dans la vie active.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vieillissement_du_Japon

Le Japon fait face à une crise sociale de grande envergure, et ce n'est probablement que le début. Les plus de 65 ans représentent en 2018, 28.38% (homme 15,655,860 /femme 20,146,914) (en 2018) de la population et les Japonais ont une espérance de vie moyenne de 85,5 ans. Le pays ne sait pas comment gérer cette situation. 

Variation de la pyramide de la population japonaise entre 1920 et 2010

Variation de la pyramide de la population japonaise entre 1990 et 2060

Source : https://www.mhlw.go.jp/seisakunitsuite/bunya/hokabunya/shakaihoshou/dl/08.pdf

D’ici 2060, la population japonaise serait de 87 millions dont 40% âgée de plus de 65 ans.

Alors, certes, on construit des maisons de soins (plus que des maisons de retraite) pour les personnes âgées dépendantes mais elles sont hors de prix. De plus, ces maisons de retraites doivent faire face à un manque accru de personnel. Les salaires dans les soins aux personnes âgées restent peu élevés dans le pays et l’État cherche à les améliorer par des subventions.

Le système de retraite du Japon n’est pas au point. Beaucoup de Japonais et peut-être même trop ne pensent pas à cotiser à une retraite complémentaire. Mais préfèrent placer leur argent dans les banques ou garder à l’abri chez eux.

Les Japonais bénéficient d’une pension de base de la sécurité sociale de 410€ par mois (contre 1100€ en France).

La majorité des retraités ne peuvent donc pas se permettre de séjourner en 老人ホーム (Roujin Homu - maison de retraite). Ils se retrouvent isolés dans les campagnes ou isolés en ville puisque le plus souvent la famille est éclatée aux quatre coins du pays.

Les enfants, pris par un travail toujours aussi gourmand qui leur demande d'être au bureau de 9:00 à 21, 22 voire 23:00, n'ont pas le temps de s'occuper de leurs parents dépendants.

Japon : la prison pour échapper à la misère

Solution ? L'hôpital, qui reste cher puisqu'une partie des frais n'est pas couvert par la sécurité sociale et que tout le monde ne bénéfice pas forcément d'une mutuelle. Ou… la prison. Commettre un délit pour aller en prison afin d’échapper à la misère et à la solitude. C’est le choix que font de plus en plus de seniors au Japon. 

Les crimes commis par des personnes âgées ont quadruplé au cours des deux dernières décennies. Au Japon, voler un simple sandwich peut entrainer jusqu’à deux ans de prison. Ce n'est pas étonnant d'apprendre que 35% de ces vols sont le fait de personnes de plus de 60 ans, et 40% récidivent plus de six fois. 

Ce phénomène est une conséquence directe du changement démographique de la population japonaise.

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Shiba-inu : le chien préféré des japonais

#Société , #culture

Si je vous dis "Nommez-moi une race de chien japonais !", vous allez certainement me citer le Shiba-Inu !

Et vous aurez parfaitement raison, le Shiba est une race de chien très ancienne et typiquement japonaise. Elle a est même été désignée monument naturel du Japon en 1937 !

Des Shibas, il en existe plusieurs races et coloris (principalement blanc, noir, marron), mais le profil reste globalement le même : c'est en général un chien au poil court couleur broussaille, assez petit (moins de 10 kg en général). Niveau caractère, ce sont des chiens très dociles, non-agressifs et qui jappent peu. Ils sont surtout très fidèles et c'est cette caractéristique qui plait énormément au Japonais.

Bon à savoir : "Inu" signifie chien en japonais. Il est donc inutile de préciser Shiba-Inu lorsque vous en parlez.

Si vous avez la chance de venir visiter le Japon, vous vous en rendrez compte rapidement : les Shibas sont partout ! En laisse dans la rue, en photo sur les affiches et même à la télé (qui ne connaît pas les publicités loufoques de la marque Softbank !) Sur Internet également, grâce à leurs bouilles adorables, les Shibas sont devenus des vrais stars et de nombreux mèmes utilisent ces chiens. Tapez "Doge" sur Internet et vous serez certainement surpris de voir qu'il en existe énormément !

L'origine d'une icône - La légende Hachikō

Pour comprendre comment le Shiba est devenue une véritable icône populaire, il faut revenir dans les années 20- 30 à Tokyo et découvrir l'histoire du professeur Ueno Hidesaburō et de son chien nommé Hachikō  (ce qui signifie le 8e empereur, le chiot étant le 8e d'une portée).

Chaque matin avant d'aller au travail, ce professeur laissait son chien à la garde de Shibuya et revenait le récupérer le soir. Chaque jour, le chien attendait patiemment son maître à la gare. Malheureusement, son maître est un jour décédé sur son lieu de travail et n'a jamais pu effectuer le chemin de retour pour retrouver son animal. Malgré de nombreuses tentatives pour replacer Hachikō dans d'autres foyers, le chien s'est entêté pendant des années à fuguer pour essayer de retrouver son maître en l'attendant chez lui ou à la gare pendant près d'une décennie ! Ce dévouement hors du commun l'a peu à peu transformé en célébrité locale puis nationale et il a finalement été décidé d'ériger une statue en l'honneur de son indéfectible loyauté, devenue un symbole au pays du soleil levant.

Cette courte vidéo, produite la chaîne Brut , raconte très bien cette belle histoire.

Cet épisode a permis de remettre au goût du jour cette race de chien qui commençait à disparaître face aux chiens de chasse importés de l'étranger. La race a même failli s'éteindre au début du XXe siècle. Elle fut sauvée par quelques intellectuels nippons qui voulurent conserver les caractéristiques atypiques de l'animal.

On distingue aujourd'hui 3 types de Shiba :

• Le Shinshu Shiba est originaire de la préfecture de Nagano

• Le Mino Shiba est originaire de Gifu, à proximité des montagnes de Nagano

• Le San'in Shiba est originaire du sud-ouest du Japon

Pour finir, faites attention! Ne confondez pas l'Akita-Inu et le Shiba-Inu même si les deux races se ressemblent beaucoup à première vue. Sachez que l'Akita est un chien bien plus gros (entre 30 et 40 kgs) et plus haut au garrot que le Shiba (60-40 centimètres contre 40 en moyenne). Et même si les deux races sont originaires du Japon, elles n'ont pas été domestiqué pour le même usage. L'une était utilisée pour chasser le gros gibier (cerf, ours, sanglier), l'autre plutôt pour le petit gibier. Devinez laquelle ! Aujourd'hui, les deux races sont devenues des animaux de compagnie pour le plus grand bonheur de leurs propriétaires et des adorateurs de ces canidés.

Maintenant, si vous cherchez à acquérir un Shiba pure souche, en France ou au Japon, sachez qu'il vous en coûtera ! La race ayant connu un regain d'intérêt ces dernières années, les prix se sont envolés et il vous faudra débourser plusieurs centaines d'euros en moyenne pour en acquérir un.

Alors, toujours tenté ?

N’hésitez pas à donner votre avis ou à poser vos questions sur ce sujet dans les commentaires. 
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Faut-il voyager au Japon durant la Golden Week ?

#culture , #Société

Au Japon, la Golden Week est une série de jours fériés qui ont lieu durant une semaine, de fin avril à début mai. C'est souvent considéré comme une période de vacances pour les Japonais car c'est l'une des rares fois dans l'année ou ils peuvent s'arrêter de travailler plus de deux jours de suite.

Table des matières

  1. Qu'est-ce que la Golden Week ? Festivals, signification et vacances
  2. Les dates de la Golden Week
  3. Astuces de voyage pour la Golden Week


1. Qu'est-ce que la Golden Week ? Festivals, signification et vacances

Quelle est la signification de Golden Week pour les Japonais ? Showano hi, le 29 avril, honore l’ère Showa, sous le règne de Hirohito. L'empereur Hirohito a connu le plus long règne de tous les empereurs japonais de 1926 à 1989. Cette journée est censée refléter les événements de la Seconde Guerre mondiale et la fin du régime impérial.

Le 3 mai, la Journée de la Constitution, appelée Kenpo Kinenbi,est célébrée en l'honneur de la ratification de la Constitution japonaise en 1947.

Le 4 mai, Midori no hi. Jour consacre a l'environnement, car l'empereur Showa était un amoureux de la nature, des fleurs et des plantes. Auparavant, la journée de la verdure était célébrée le 29 avril, mais elle a été déplacée afin de permettre de plus longues vacances.

Enfin, le 5 mai, Kodomo no hi, ou la journée des enfants (également appelé Tango no Sekku, ou festival des garçons), est un festival dédié aux jeunes hommes. Dans les villes et en familles on accroche souvent des carpes pour représenter la présence de jeunes hommes et femmes.

2. Les dates de la Golden Week

Alors que les vacances de Golden Week ont ​​officiellement lieu du 29 avril au 5 mai de chaque année, elles commencent souvent un jour ou deux avant les vacances et se poursuivent quelques jours après. C'est particulièrement le cas lorsque les vacances font partie d'un week-end.

Cette année est particulière car deux jours fériés sont ajoutés. L'abdication de l'empereur actuel, le 30 avril puis la mise en place du nouvel empereur le 1 mai.

Les dates attendues de la semaine d'or, week-end compris sont donc :

En 2019, le week-end du 27 avril puis le premier jour férié tombe le lundi 29 avril et se poursuit jusqu'au lundi 6 mai.

3. Astuces de voyage pour la Golden Week

De nombreux voyageurs internationaux évitent la Golden Week car les transports et les attractions peuvent être difficiles d'accès pendant la Golden Week. Cependant, la Golden Week offre également des opportunités uniques. Si vous prévoyez de voyager au Japon durant cette semaine-là, tenez compte des suggestions suivantes afin de rendre vos vacances un peu plus agréables.

  • Faites vos réservations le plus tôt possible. De nombreux voyageurs s'organisent pour la Golden Week trois à six mois à l’avance. 
  • Prévoyez quelques heures supplémentaires durant vos déplacements. Pendant la Golden Week, plus que le nombre moyen de personnes voyagent. Par conséquent, vous risquez d'attendre quelques minutes en plus dans les fils d'attente. Assurez-vous de prévoir quelques heures supplémentaires pour faire face à tout retard. 
  • Profitez de ce qui est à proximité. Une façon de battre la foule est d'éviter d'utiliser les autoroutes, les transports en commun et les attractions touristiques. Prévoyez plutôt des activités à proximité de votre hébergement. Promenez-vous et profitez des temples et jardins. Découvrez les restaurants japonais.
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Comment organiser son voyage au Japon

#visite japon

Bien organiser son argent avant son circuit au Japon

Vous êtes nombreux à vous poser des questions sur le sujet, comme tout voyage, ce séjour doitse préparer minutieusement. Mon premier séjour au Japon m'a pris environ 5 mois de préparation car il s'agissait de partir étudier une année au Japon. 

En fonction de la durée de votre séjour, les formalités sont plus ou moins longue. En effet, tout séjours d'une durée supérieure à 90 jours nécessitent l'obtention d'un visa. Néanmoins, même s'il s'agit de ne passer que quelques jours au Japon, vous devez définir un budget et vous assurez que vous ne manquerez de rien durant votre voyage au Japon.

Voyons quelles sont les formalités administratives à effectuer avant de partir en voyage au Japon ? Je vous donne des conseils utiles pour vous aider à apprécier votre voyage au Japon. Vaut-il mieux opter pour un voyage organisé ou plutôt organiser son voyage au Japon soi-même ? Le Japon est un pays avec ses règles et ses coutumes qu'il vous faudra respecter. Le Japon est l'un des pays le plus sur au monde, cependant, il existe un certain nombre de choses à éviter ? Comment s'assurer de pouvoir communiquer depuis le Japon et pour un prix raisonnable ? 

1.Voyage au Japon : avant sont départ 

Depuis la France, vous pouvez vous rendre à Osaka ou à Tokyo. Relier ces deux villes en train est un jeu d'enfant si vous avez les moyens de prendre le Shinkansen. Cela vous reviendra à 13,000 yens environ(aller uniquement). Pour ma part, j'ai effectué le trajet Kyoto - Tokyo en Shinkansen, pour a peu prêt la même somme. Cela prend environ 2 heures et la qualité du trajet est exceptionnelle. J'ai pu me reposer sur les deux tiers du trajet, c'était vraiment agréable. 

En ce qui concerne le billet d'avion pour vous rendre au Japon, les tarifs varient entre 500 et 1 200 euros environ.

2.Voyage au Japon : les transports en commun au Japon

Dans les grandes villes comme Tokyo, Osaka, Kyoto, les tarifs des bus sont très abordables. Quelle que soit la distance effectuée, le tarif est le même. Environ 260 yens pour les bus de Kyoto, un peu moins de 300 yens pour Osaka et Tokyo. Kyoto est une ville touristique, réputée pour avoir su conserver l'esprit du Japon de l'époque. C'est pourquoi vous y trouverez pas mal d'offres qui vous permettront de visiter au maximum la ville, notamment le pass bus d'une journée à 600 yens.

3.Voyage au Japon : retirer de l'argent au Japon

Au Japon, pour peu que vous soyez dans une ville, il y a des combinis à chaque coin de rue.Je vous invite à lire notre article sur les combinis pour savoir tout ce qu'il faut à ce sujet.  De ce fait, trouver un distributeur automatique qui accepte les carte internationales est aisé. Néanmoins, vous devrez faire attention aux frais qui vous seront prélevés à chacun de vos retrait. Préférez retirer de grosses sommes plutôt qu'un peu à chaque fois. Se balader avec l'équivalent de 500 ou 1000 euros dans sa poche, n'a rien d'anormal ou de dangereux au Japon.

4.Voyage au Japon : visiter la campagne japonaise

Si vous souhaitez vous rendre en campagne, je vous conseille d'opter pour la location de voiture.En campagne, les transports en communs sont moins voir inexistant parfois. De plus, vous devrez parcourir une plus longue distance qu'en ville pour trouver un combini. Alors, prévoyez beaucoup de d'argent liquide.

Pour louer une voiture au Japon, il vous faudra obtenir une traduction japonaise de votre permis de conduire. Obtenir la traduction de son permis prend 2 heures et coûte 3,000 yens. C'est une démarche rapide et abordable, que je conseille d'effectuer au début de votre séjour.

5.Voyage au Japon : les voyages organisés

Si votre séjour au Japon est court, les circuits organises s'avèrent être une bonne solution. Cela vous permet de voir un maximum de chose, de profiter de votre voyage tout en limitant le stress de devoir tout organiser soi-même.

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