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La religion au Japon, que pratiquent les japonais ?

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On entend souvent parler du Japon et du shintoïsme ou alors que les japonais sont bouddhistes, mais que faut-il en penser réellement ? Quel est le degré d’importance de la religion au Japon et pour les Japonais ? 

Il faut savoir que deux « religions » sont prédominantes au Japon, le bouddhisme et le shintoïsme, ce qui explique le nombre impressionnant de temples que vous aurez l’occasion de voir lors de votre venue sur le sol Nippon.

Une rétrospective sur le plan historique est nécessaire afin de mieux comprendre l’origine ainsi que ce qui explique qu’en 2017, sur les 127 millions d’habitants environ que compte le Japon, 100 millions sont considérés comme étant 107 millions sont considérés comme étant bouddhiste mais qu’à l’intérieur de ces 107 millions certains sont également bouddhistes et « pratiquent » les deux religions. 

Le shintoïsme serait apparemment né après l’ère Jômon ( (縄文時代) en japonais et était spécifique à chaque région. 

En effet chaque région du Japon vénérait un ensemble de dieux différents et avait des pratiques variables.   

Le shintoïsme est donc une religion polythéiste et animiste où l’empereur était considéré comme descendant de la déesse Amaterasu (déesse du soleil). Des récits concernant la légitimité du shintoïsme sur tout le territoire ont pris forme et sont venus renforcer son ampleur sur la totalité du territoire. 

Il est ensuite devenu religion d’état sous l’ère Meiji (1868-1912) (国家信徒) « kokka shinto » ou shinto d’état et on vouait un culte très fort à l’empereur, culte qui a toutefois été démantelé suite à la réforme de la Constitution Japonaise après la Seconde Guerre Mondiale.

Le bouddhisme a été importé au Japon depuis la Chine et la Corée à partir du Vème et VIème siècle. Le confucianisme et la Chine ont joués des rôles majeurs dans l’avancée de la civilisation japonaise. La Chine était en avance sur son temps au niveau civilisationnel mais également sur le plan scientifique et religieux. 

C’est pourquoi les japonais importèrent de nombreux courants de pensée, inventions etc. afin de les modifier et les rendre « japonais », dans ces choses se trouvaient le bouddhisme. Il faut savoir que le bouddhisme dispose d’enseignement profond et encore plus complexe en termes de compréhension lors de son implantation au Japon. De ce fait, seul les nobles et la bourgeoisie japonaise y avaient accès, le restant de la population étant illettré.

Ces deux courants religions donnèrent naissance à plusieurs sous-courants, parfois des mélanges des deux au Japon et sont devenus partie intégrante de la vie japonaise. 

De nos jours, beaucoup de japonais se considèrent non-croyants et affiliés à aucune religion. Cependant, une bonne partie de la population se rend au temple lors du Nouvel An pour y déposer ses vœux, va se purifier lors de la visite d’un temple, y déposer une pièce et prier…

Que faut-il comprendre de ces mécaniques devenues automatiques ?

Les racines du bouddhisme et du shintoïsme étant ancrées dans la société japonaise, beaucoup considèrent cela comme une tradition, une coutume et non de la religion comme nous l’entendons au sens Occident. En réalité peu de personnes sont « croyants » dans le sens Occidental du terme.

Il est toutefois plaisant de noter que, une certaine harmonie règne entre les différentes religions existantes au Japon (Islam, Christianisme, Bouddhisme, Shintoïsme etc.) et de constater que la religion reste un sujet très intime pour les japonais. 


ARTICLE DE : NGANKORI Mickaël